Image Les femmes : sous représentées à la tête des grandes entreprises ?

Les femmes : sous représentées à la tête des grandes entreprises ?


Les femmes : sous représentées à la tête des grandes entreprises ?

L'idée de la parité semble admise par tous les Français, mais dans les faits, la vérité semble être toute autre. C'est ainsi qu'un constat général permet de se rendre compte que les femmes sont moins bien représentées que les hommes dans le monde professionnel et dans celui des affaires. Cependant, il faut reconnaître qu'à ce sujet, de sérieuses avancées ont été enregistrées ces dernières années.

Quelques chiffres

Cela fait déjà quelques années que de nombreux efforts sont faits dans le sens d'une meilleure représentation des femmes dans le monde professionnel. C'est ainsi qu'en 2011, une loi a été votée à ce sujet. Celle-ci exigeait un quota de 40 % de femmes dans les conseils de surveillance et d'administration des sociétés.

Cependant, il faut pour cela qu'elles soient cotées sur le marché boursier, que leurs revenus annuels soient de 50 millions au moins et qu'elles emploient au minimum 500 personnes. Il est même prévu qu'à partir de 2020, cette exigence soit étendue à toutes les entreprises ayant un effectif de 250 employés au moins.

Ce texte a permis à la France de rattraper tout le retard qu'elle avait à ce sujet. C'est ainsi qu'actuellement, elle fait partie des meilleurs pays en matière de représentativité de la gent féminine dans les sociétés. De nombreux chiffres l'attestent d'ailleurs. En effet, d'après une étude qui a été menée en 2018 sur la représentation des femmes au sein des entreprises qui ont des titres boursiers, elles représentent 43,4 % des CA.

De même, on assiste à une remarquable évolution au sein des comités de direction. C'est cet état de choses qui fait que la présence féminine est passée de 15,1 % en 2017 pour 18 % l'année qui a suivi.

Quelques freins à la représentation des femmes

Au-delà de cette réalité qui dénote une nette amélioration de la représentation des femmes à la tête des grandes entreprises, il n'en demeure pas moins qu'on est loin de l'égalité entre les genres. C'est ainsi que l'on constate que les sociétés qui ne sont pas soumises à l'exigence légale du quota de 40 % ont tendance à sous-représenter les femmes dans leurs différents comités. Leur présence y est généralement inférieure à 16 %.

En outre, il faut avouer que cette situation est due à de nombreux freins qui depuis des années, ne cessent pas d'être un handicap pour les femmes. Il s'agit notamment de quelques stéréotypes qui ont tendance à les ralentir dans leurs évolutions professionnelles et dont elles ont un peu de mal à se défaire.

Elles sont en effet, souvent considérées, à tord, comme étant moins compétentes sur des postes à responsabilité. Ce qui fait que certains dirigeants d'entreprises ont un peu de mal à leur confier des postes de responsabilité. Par ailleurs, elles sont aussi jugées plus durement que les hommes et leurs compétences sont fréquemment remises en cause.

S'il est vrai que quelques efforts méritent d'être encore faits pour mettre fin à la sous-représentation des femmes à la tête des grandes entreprises, il faut reconnaître que des avancées notables ont été enregistrées au fil des années. À titre illustratif, Antoinette Fouque fait partie de ces personnes qui ont lutté toute leur vie pour une amélioration des conditions des femmes. Pour en savoir plus à leur sujet, vous pouvez vous rendre sur le site : https://www.business-and-co.com/dirigeants/portrait-antoinette-fouque/